Alors que les appels à l’organisation d’un dialogue national se multiplient face à la persistance de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo, le Mouvement Sauvons la RDC appelle à la prudence. L’organisation estime qu’aucun dialogue national élargi ne peut produire des résultats durables sans l’aboutissement préalable du processus de Doha, engagé en 2025 sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23.
Dans une déclaration rendue publique le mercredi 14 janvier, la plate-forme politique de l’ancien président Joseph Kabila souligne qu’un climat d’apaisement sur le terrain constitue un préalable indispensable à toute initiative politique inclusive. Il exhorte ainsi les parties prenantes à concentrer leurs efforts sur l’instauration d’un cessez-le-feu effectif, le respect des engagements déjà souscrits et la cessation totale des hostilités.
Pour Sauvons la RDC, ce n’est qu’à ces conditions que le pays pourra envisager l’organisation d’un véritable forum de réconciliation nationale, à même de restaurer l’unité du territoire, de retisser les liens entre les communautés affectées par les conflits et de jeter les bases d’un consensus durable sur le vivre-ensemble. À défaut, prévient le mouvement, tout dialogue national risquerait d’être fragilisé par l’instabilité persistante sur le terrain et de déboucher sur des échecs répétés.
Par ailleurs, le Mouvement Sauvons la RDC rappelle qu’aucune réconciliation durable ne saurait être envisagée sans une consolidation effective de la paix dans les zones affectées par les conflits.
Caroline Kaja







