PayServices : aucune obligation financière de l’État sur la réclamation de 20 millions de dollars ( ministère des Finances)

Le ministère des Finances de la République démocratique du Congo a publié, ce lundi 14 janvier 2026, un communiqué officiel afin de clarifier sa position dans le dossier PayServices, à la suite d’un article paru dans Africa Intelligence. Le média évoquait un contentieux opposant la société américaine à certaines institutions publiques congolaises autour d’un projet de digitalisation.

Dans sa mise au point, le ministère précise que les informations relayées reposent sur des allégations formulées unilatéralement par une partie privée dans le cadre d’une procédure judiciaire encore pendante. Aucune décision de justice définitive, souligne-t-il, n’établit à ce jour une quelconque responsabilité financière de l’État congolais.

Le communiqué indique que des protocoles d’accord et mémorandums d’entente à caractère purement exploratoire ont été signés avec PayServices par certains ministères ou entités publiques durant le gouvernement Sama Lukonde II. Ces documents n’ont toutefois jamais constitué des engagements contractuels, ni entraîné d’obligations financières pour le Trésor public, tant sur le plan budgétaire que juridique.

S’agissant de la réclamation de 20 millions de dollars américains formulée par la société, le ministère des Finances affirme que ses services ont procédé à une analyse juridique et administrative approfondie. Cette évaluation a conclu à l’absence de toute base légale ou contractuelle permettant un décaissement en faveur de PayServices.

Le ministère rappelle enfin que tout engagement financier de l’État doit impérativement se conformer aux dispositions de la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, notamment l’approbation préalable du ministère des Finances et l’autorisation du Parlement, conditions qui n’ont pas été réunies dans ce dossier.

À travers ce communiqué, le ministère des Finances affirme sa volonté de garantir la transparence et d’assurer une information claire du public face à une affaire qui suscite interrogations et spéculations.

Caroline Kaja

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