Le football congolais traverse une nouvelle zone de turbulences. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement retiré l’homologation du Stade des Martyrs de la Pentecôte, rendant impossible l’organisation de toute rencontre des compétitions africaines dans cette enceinte emblématique de Kinshasa.
Cette décision réduit considérablement les options pour les clubs de la République démocratique du Congo engagés sur la scène continentale. À ce jour, le stade TP Mazembe de Lubumbashi demeure le seul site du pays répondant aux normes exigées par la CAF, une situation loin d’être idéale pour des équipes basées à plusieurs centaines de kilomètres.
L’AS Maniema Union, représentant la ville de Kindu, se retrouve directement impactée. Le club devra impérativement désigner un autre stade pour accueillir ses rencontres africaines à domicile. Une éventuelle délocalisation à Lubumbashi est envisagée, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite par les dirigeants de l’équipe.
Dans son rapport, la CAF insiste sur la nécessité de travaux majeurs et complets avant toute réouverture du Stade des Martyrs. Infrastructures, sécurité, pelouse et installations annexes devront être entièrement revues afin de satisfaire aux standards internationaux.
Face à cette situation, les regards se tournent désormais vers les autorités congolaises, appelées à réagir dans l’urgence. Longtemps considéré comme le cœur du football national, le Stade des Martyrs voit aujourd’hui son image fragilisée, au détriment des clubs, des joueurs et des supporters.
Joël Tshim’s






