Ituri: la MONUSCO évacue plus de 150 civils vulnérables de la zone de combats à Djugu

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La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a évacué, depuis le mois de décembre dernier, 152 personnes victimes des violences armées dans la région de Bule, située dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, vers la ville de Bunia.

L’information a été communiquée jeudi 8 janvier par le commandant du contingent bangladais de la MONUSCO, à l’issue d’une rencontre avec une délégation de la mission onusienne à Bayo.

Selon cette source, les casques bleus mènent actuellement des opérations conjointes avec les forces régulières contre les miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP), un groupe armé dirigé par Thomas Lubanga.

Dans le cadre de son mandat de protection des civils et de sauvegarde des vies humaines, la MONUSCO a procédé à l’évacuation vers Bunia, par voie terrestre et aérienne, de 142 personnes exposées à de graves risques sécuritaires, à l’aide de véhicules blindés, d’hélicoptères et de chars de combat. Parmi les personnes évacuées figurent notamment des militaires blessés, des agents humanitaires, des prêtres, du personnel soignant, des enseignants, ainsi que d’autres civils vulnérables.

Par ailleurs, afin de renforcer la sécurité des populations locales, les casques bleus bangladais basés à Bayo indiquent avoir mené, en l’espace d’un mois, 152 patrouilles de combat, de jour comme de nuit, en direction de la plaine de Savo, où se sont réfugiées des milliers de familles fuyant les violences.

Conformément à son mandat en République démocratique du Congo, la MONUSCO réaffirme son engagement à appuyer les Forces armées de la RDC (FARDC) en vue d’accélérer le retour de la paix et de la stabilité dans cette partie du pays.

Pour rappel, des affrontements sont signalés depuis le 5 décembre dernier à Bule-Centre, dans la chefferie de Badjere, opposant les FARDC aux miliciens de la CRP. Les deux parties se disputent le contrôle de ce centre de négoce stratégique, aujourd’hui presque déserté et présentant l’image d’une cité fantôme, en raison de l’insécurité persistante.

Mathieu Kayemba

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