Le gouvernement de la République démocratique du Congo a dépêché, ce vendredi 9 janvier, une importante mission humanitaire à Bujumbura, au Burundi, en faveur des réfugiés congolais ayant fui les violences armées dans l’Est du pays. Cette assistance vise à soutenir plus de 100 000 personnes, voire plus de 200 000 selon certaines estimations, réparties dans plusieurs camps et sites de transit sur le territoire burundais.
La délégation est conduite par la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, accompagnée du ministre délégué à la Francophonie et à la Diaspora, Crispin Mbadu.
À leur arrivée, les autorités congolaises ont procédé à l’acheminement de vivres et de biens non alimentaires destinés à améliorer les conditions de vie particulièrement précaires de ces populations déplacées.
Selon des sources humanitaires, les réfugiés ayant fui les violences persistantes dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont confrontés à une crise humanitaire sévère, caractérisée notamment par des pénuries d’eau potable, de nourriture et de soins de santé, ainsi que par des risques sanitaires élevés. Cette situation rend urgente et indispensable l’intervention des pouvoirs publics et de leurs partenaires.
Au-delà de l’assistance immédiate, cette mission humanitaire, qui se poursuivra également en Tanzanie, vise à évaluer sur le terrain la situation réelle des réfugiés, à identifier leurs besoins prioritaires et à renforcer la coordination avec les autorités burundaises ainsi qu’avec les organisations humanitaires intervenant dans la région.
Il convient de rappeler que, depuis l’occupation de certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus selon Kinshasa par l’armée rwandaise, des milliers de Congolais ont été contraints de chercher refuge dans les pays voisins, notamment le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie, accentuant ainsi la pression humanitaire dans l’ensemble de la sous-région.
Mathieu Kayemba







