Réuni en Conseil national, le parti d’opposition Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) de Martin Fayulu hausse le ton et exige la convocation immédiate d’un dialogue national inclusif au plus tard en mars 2026. À défaut, l’opposition prévient qu’elle « prendra ses responsabilités ».
La première résolution issue de cette rencontre porte sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays. L’Ecidé réclame l’application intégrale de la résolution 2770 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle au retrait des troupes rwandaises des territoires congolais qu’elles occupent.
Mais c’est surtout sur le plan politique que le discours se durcit. La deuxième résolution met en avant la nécessité d’un dialogue national inclusif, présenté comme une réponse incontournable à la crise multidimensionnelle que traverse la République démocratique du Congo.
« Ce n’est pas un appel au dialogue par convenance, c’est une exigence nationale. Si Tshisekedi refuse, le Congo restera, et les Congolais finiront par s’asseoir pour décider de leur avenir », a indiqué Mike Isem, secrétaire national chargé des Sports et Loisirs du parti, au cours d’une interview accordée ce vendredi à notre rédaction.
Mike Isem annonce également une mobilisation générale, tant au niveau national qu’international, si aucune initiative concrète n’est prise avant la fin du premier trimestre 2026.
« Un système de cartons jaunes est annoncé. Un premier avertissement symbolique a déjà été lancé, suivi d’un deuxième le 1er février, puis d’un troisième le 1er mars, date à laquelle l’opposition pourrait passer à l’action », a-t-il précisé.
Cette position tranche avec celle de certains acteurs politiques proches du pouvoir, à l’instar de Steve Mbikayi, qui évoque l’éventualité d’un dialogue seulement à partir de 2027.
Josue Lelo







