Manipulation Tutsi : Emery Okundji appelle à la levée de la suspension du général Sylvain Ekenge

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Alors que la polémique enfle autour de la suspension du général-major Sylvain Ekenge, l’opposant politique Emery Okundji est sorti de son silence. Dans une interview accordée à AFRIK-INFO.CD ce 31 décembre 2025, à l’occasion du Nouvel An, il a pris position en faveur du haut gradé, appelant à la levée immédiate de cette mesure disciplinaire.

Selon lui, cette suspension résulte d’une interprétation délibérément biaisée des propos tenus par le général Ekenge, qu’il estime dépourvus de toute intention haineuse. Emery Okundji soutient qu’il s’agissait plutôt d’un message de prévention et d’alerte sécuritaire, formulé dans un contexte régional sensible.

Profitant de cette sortie médiatique, l’opposant a également adressé ses vœux à la nation congolaise pour l’année 2026. Il a appelé à une année placée sous le signe de la paix, de la cohésion nationale et du rejet des anti-valeurs qu’il estime profondément enracinées dans la gouvernance du pays.

« 2026 doit être une année où nous bannissons non seulement la division, mais aussi les anti-valeurs érigées en mode de gouvernance dans notre pays », a-t-il déclaré.

Emery Okundji a par ailleurs exhorté les Congolaises et les Congolais à faire preuve de courage et de détermination afin de mettre un terme à la guerre, aux tueries et aux souffrances qui continuent d’affecter plusieurs régions du pays.

Abordant spécifiquement l’affaire Ekenge, l’opposant met en garde contre toute tentative d’importer en République démocratique du Congo des logiques de suprématie ou de dualité ethnique observées dans certains pays voisins. Il rappelle que l’article 13 de la Constitution interdit toute forme de discrimination et réaffirme que les propos du général Sylvain Ekenge ne visaient aucune communauté en particulier.

Pour Emery Okundji, ces déclarations s’inscrivaient dans une logique d’alerte face à une menace qu’il qualifie de réelle, et non dans un discours de stigmatisation. Il appelle ainsi les autorités compétentes à lever sans délai une suspension qu’il juge injuste, estimant qu’elle affaiblit inutilement la cohésion nationale et le fonctionnement de l’armée, dans un contexte sécuritaire déjà fragile.

Caroline Kaja

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