Le collectif des avocats tutsi a annoncé, ce mercredi 31 décembre, son intention de porter plainte contre le général Sylvain Ekenge, porte-parole suspendu des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à la suite de propos jugés polémiques et dangereux.
Selon ce collectif, la plainte vise des faits présumés d’incitation à la haine ethnique et de discrimination. Les avocats indiquent avoir saisi, ou être sur le point de saisir, aussi bien les juridictions militaires nationales — notamment le procureur général près la Cour militaire et l’auditeur militaire — que la Cour pénale internationale (CPI).
Les plaignants dénoncent ce qu’ils qualifient d’« inaction persistante » des autorités compétentes face à des discours qu’ils estiment récurrents et impunis. Ils considèrent que les déclarations attribuées au général Ekenge sont stigmatisantes, contraires aux principes de l’État de droit et constituent une menace pour la cohésion nationale ainsi que pour la sécurité des communautés ciblées.
Pour le collectif, cette démarche judiciaire vise à établir des responsabilités et à rappeler les limites à ne pas franchir par les représentants officiels, en particulier dans un contexte de fortes tensions communautaires et régionales.
Cette affaire relance le débat sur la régulation de la parole publique au sein de l’institution militaire et sur la nécessité de préserver l’unité nationale en République démocratique du Congo.
Josue Lelo







