La communauté tutsi du Nord-Kivu a exprimé, ce lundi 29 décembre, sa vive inquiétude à la suite des déclarations du général-major Sylvain Ekenge, ancien porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), jugées discriminatoires et stigmatisantes .
Dans un communiqué adressé au secrétaire général des Nations unies, David Karambi Fati, notable et représentant de la communauté tutsi, estime que la simple suspension du général, annoncée le 29 décembre par les autorités congolaises, est insuffisante.
« La suspension ne suffit pas. Nous demandons l’arrestation du général et exigeons qu’il soit traduit devant la justice », a-t-il insisté.
Ces propos, tenus lors d’une intervention télévisée sur la chaîne nationale RTNC le week-end dernier, sont perçus comme une menace pour la cohésion nationale et la sécurité des civils, notamment dans l’Est du pays, région déjà marquée par une instabilité persistante. Le communiqué met en garde contre le risque que des discours de haine émanant d’une haute autorité militaire exacerbent les tensions ethniques et compromettent les efforts de paix régionaux.
David Karambi Fati appelle les Nations unies à :
– Arrêter l’auteur des propos et le déférer devant les juridictions compétentes,
– Condamner fermement les discours de haine et les médias qui les relayent,
– Soutenir les mécanismes de justice pour que les responsables répondent de leurs actes,
-Renforcer la protection des minorités et des populations vulnérables ciblées par ces messages.
Le représentant tutsi rappelle que depuis 2023, des alertes ont été émises sur ce qu’il décrit comme un « génocide en gestation », soulignant que le silence face à la propagation de la haine pourrait avoir des conséquences irréparables.
À ce jour, les Nations unies n’ont pas encore réagi officiellement à cette demande. La communauté internationale suit la situation de près, alors que les tensions ethniques dans l’Est de la RDC continuent de fragiliser la stabilité du pays.
Joël Tshim’s







