Le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a vivement réagi aux critiques formulées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) concernant le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis.
Dimanche 28 décembre, lors d’une matinée politique organisée au siège de l’UDPS à Kinshasa, Augustin Kabuya a rejeté les propos de Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque de Lubumbashi et président de la CENCO. Ce dernier avait qualifié l’accord conclu avec Washington de « deal minier », estimant que celui-ci pourrait brader les ressources nationales au profit du maintien du régime en place.
« Vous aviez suivi les différents discours développés par nos frères de l’Église catholique, mais vous devez faire très attention, ils sont dans une démarche de pousser le régime à la faute, de se victimiser : dire que nous, prêtres et évêques, sommes en danger et que le régime Tshisekedi nous traque. Mais nous avons un président très intelligent et très sage, il ne tombera pas dans leur piège », a affirmé Kabuya devant les militants de son parti.
Il a poursuivi : « Quand vous suivez leur discours, c’est un discours irresponsable. Nous avons des preuves de leur collaboration avec Corneille Nangaa. Ils pensent que le silence du chef de l’État est un signe de faiblesse, mais ce n’est pas le cas.»
Il a ajouté que lors d’un récent déplacement au Congo-Brazzaville, il n’avait observé aucun prêtre impliqué dans la politique dans ce pays.
Ces déclarations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la persistance des violences dans l’est de la RDC, attribuées par Kinshasa à la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda. Alors que le gouvernement privilégie les initiatives diplomatiques à Washington et Doha, l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo (ECC) continuent de plaider pour un dialogue national inclusif.
Malgré la publication d’une feuille de route impliquant plusieurs confessions religieuses et certains services de la Présidence, le président Félix Tshisekedi maintient qu’aucun dialogue ne peut se tenir en dehors du cadre institutionnel. Le gouvernement poursuit ainsi sa stratégie diplomatique, malgré des résultats encore limités sur le terrain.
Joël Tshim’s







