La déclaration du porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le Général Sylvain Ekenge, a suscité une vive réaction sur la scène internationale. En cause, des propos tenus publiquement dans lesquels il a affirmé : « Lorsque vous épousez aujourd’hui une femme tutsi, il faut faire attention. »
Ces déclarations ont été vivement condamnées par le vice-Premier ministre belge, Maxime Prévot, qui s’est dit « extrêmement choqué » par les propos du haut responsable militaire congolais.
« Extrêmement choqué des propos tenus aujourd’hui par le porte-parole de l’armée congolaise, le Général Ekenge, ciblant la communauté Tutsi. C’est absolument indigne de la part d’un représentant officiel. Je les condamne avec la plus grande fermeté », a déclaré Maxime Prévot.
Le vice-Premier ministre belge a également rappelé l’importance du rejet de tout discours de haine, soulignant que « la concorde nationale ne peut se construire que dans un esprit d’inclusion de toutes les communautés ».
Les propos du Général Ekenge interviennent dans un contexte sécuritaire et politique sensible en RDC, marqué par des tensions persistantes dans l’est du pays et par des préoccupations croissantes liées à la cohésion nationale. Plusieurs observateurs estiment que ce type de déclaration, émanant d’un représentant officiel, risque d’aggraver les divisions communautaires.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a encore été rendue publique. La sortie de Maxime Prévot ajoute toutefois une pression diplomatique supplémentaire, alors que la communauté internationale appelle régulièrement au respect des droits humains et à la lutte contre toute forme de stigmatisation ethnique en RDC.
Joël Tshim’s







