Alors que le gouvernement congolais a vivement contesté les propos de Mgr Fulgence Muteba, archevêque de Lubumbashi et président de la CENCO, accusant l’accord stratégique RDC–USA de « brader » le pays pour 99 ans, Olivier Kamitatu est intervenu pour soutenir l’Église catholique.
Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, le directeur de cabinet de Moïse Katumbi a dénoncé ce qu’il considère comme une attaque contre l’institution ecclésiastique :
« Attaquer l’archevêque de Lubumbashi et président de la CENCO, c’est insulter des millions de fidèles catholiques », a-t-il déclaré, rappelant que « l’Église est la conscience de la Nation. Elle accompagne le peuple congolais depuis des décennies et ne s’est jamais tue face à l’injustice. »
Faisant référence au message de Noël de Mgr Muteba, Kamitatu a également souligné :
« Monseigneur Muteba a conclu son homélie en rappelant que le refus de la paix est, aux yeux du Christ, l’équivalent du refus de Dieu. Que ceux qui refusent le dialogue méditent cet avertissement. »
De son côté, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a réfuté les accusations de bradage, affirmant que l’accord « ne comporte ni durée de 99 ans, ni cession de ressources, ni perte de souveraineté ».
Selon lui, il s’agit d’un partenariat « gagnant-gagnant » respectueux de l’intérêt national. Le gouvernement a toutefois proposé un débat public avec l’Église afin de clarifier l’accord aux yeux de la population.
Cette polémique met en lumière les tensions persistantes entre le pouvoir politique et l’autorité morale de l’Église catholique, dans un contexte marqué par la crise sécuritaire, l’inquiétude des citoyens et les appels à davantage de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Caroline Kaja







