L’interpellation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), continue de susciter des réactions sur la scène internationale.
La Belgique, par la voix de son vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé ses réserves quant à cette arrestation, estimant qu’elle ne contribue pas à la recherche de la paix en République démocratique du Congo.
S’exprimant jeudi, le chef de la diplomatie belge a souligné que cette initiative des autorités congolaises risque de raviver les tensions politiques internes, à un moment où le pays fait face à d’importants défis sécuritaires dans sa partie orientale.
Selon lui, le contexte actuel appelle plutôt à des démarches inclusives capables de renforcer la cohésion nationale.
Maxime Prévot a insisté sur la nécessité d’un climat politique apaisé, rappelant que l’élargissement du dialogue à l’ensemble des acteurs constitue un levier essentiel pour faire front commun face aux menaces sécuritaires. Il a estimé que l’arrestation d’un cadre majeur de l’opposition soulève des interrogations quant à la volonté de décrispation.
Dans cette perspective, le responsable belge invite Kinshasa à privilégier des mesures favorisant le dialogue politique, dans le strict respect de la Constitution et des valeurs républicaines.
Il estime par ailleurs que les initiatives diplomatiques et sécuritaires engagées au niveau régional gagneraient à être accompagnées d’un processus interne solide, permettant aux acteurs congolais de s’approprier les engagements internationaux et de les traduire en réformes concrètes, notamment en matière de gouvernance.
Pour rappel, Emmanuel Ramazani Shadary, ancien ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle de 2018, a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile par des éléments en uniforme et en civil, selon des témoignages de son entourage.
Son fils, brièvement interpellé après avoir dénoncé l’arrestation de son père sur les réseaux sociaux, a été relâché après une audition par le Conseil national de cyberdéfense. À ce jour, le lieu de détention de l’ancien candidat demeure inconnu.
Joël Tshim’s







