Le président de l’Alliance pour le changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, a réaffirmé sa détermination à maintenir la marche pacifique prévue le 15 décembre, en dépit de l’interdiction émise par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 13 décembre 2025, l’opposant estime que cette mobilisation citoyenne demeure légitime face au mécontentement populaire croissant.
Jean-Marc Kabund dénonce une interdiction qu’il qualifie d’arbitraire et qu’il considère comme une atteinte aux libertés publiques. Selon lui, cette décision s’inscrit dans une volonté des autorités de restreindre l’expression de l’opposition politique. Il accuse également le pouvoir en place d’instrumentaliser les moyens de l’État pour décourager la manifestation, évoquant l’organisation présumée de contre-marches ainsi que l’utilisation de groupes violents pour intimider les participants.
Par ailleurs, l’opposant a critiqué la gestion de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il reproche au gouvernement de concentrer ses efforts sur la répression des voix dissidentes, alors que les populations de cette partie du pays continuent de faire face à l’insécurité et aux violences armées.
Malgré l’interdiction, Jean-Marc Kabund appelle les Congolais à se mobiliser dans le calme afin de défendre leurs droits et libertés. Il présente cette marche comme une action citoyenne visant à dénoncer ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du pouvoir.
« Aucune intimidation ne pourra étouffer la volonté du peuple », a-t-il déclaré, exhortant la population à s’engager pour, selon ses termes, la préservation de l’avenir démocratique du pays.
Caroline Kaja







