Le gouvernement de la République démocratique du Congo dénonce une détérioration inacceptable de la situation sécuritaire à Uvira, dans le Sud-Kivu, seulement six jours après la signature d’un accord de paix à Washington avec les rebelles du M23.
« L’accord de paix signé le 4 décembre devait garantir le respect de l’intégrité territoriale et l’arrêt des hostilités. Six jours après, le constat est amer », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors d’une intervention télévisée.
Le gouvernement accuse le Rwanda de continuer à soutenir militairement le M23. « Le retrait des troupes rwandaises était une condition. Au lieu de cela, nous faisons face à des attaques venues du territoire rwandais, avec des drones suicides et des bombardements visant des civils », a-t-il précisé.
Cette recrudescence des violences survient alors que l’accord de paix était censé mettre fin à des années de conflits dans l’est du pays, responsables de déplacements massifs de populations et d’une grave crise humanitaire. Les autorités congolaises appellent la communauté internationale à veiller au strict respect des engagements pris par les parties signataires.
Joël Tshim’s







