Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a nié toute implication dans la gestion des fonds destinés aux victimes des inondations d’avril dernier. Dans une mise au point transmise à la presse, il affirme que la coordination de l’aide humanitaire relevait exclusivement d’une commission ad hoc placée sous la supervision directe du ministère de l’Intérieur.
« Toutes les opérations liées à l’assistance humanitaire, y compris la gestion des fonds, ont été menées par cette structure nationale. Mon administration n’a été associée ni à la planification ni à l’exécution des dépenses », a précisé le gouverneur.
Cette réaction fait suite à l’ultimatum de 48 heures lancé par le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui réclamait des explications sur l’utilisation des fonds alloués aux sinistrés.
La déclaration de Daniel Bumba relance le débat sur la chaîne de responsabilité dans la gestion des secours, alors que de nombreux sinistrés continuent de dénoncer l’absence d’assistance effective sur le terrain.
Face à la controverse, plusieurs voix appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur l’utilisation des fonds publics.
Pour l’heure, le ministre Jacquemain Shabani n’a pas encore réagi à la mise au point du gouverneur.
Cette affaire ravive les interrogations récurrentes sur la transparence et la reddition des comptes dans la gestion des urgences humanitaires en République démocratique du Congo.
Josué Lelo






