Ce jeudi, lors du forum Global Gateway, à Bruxelles, le président de la République, Félix Tshisekedi a appelé Paul Kagame à ordonner à l’AFC/M23 de cesser l’escalade des violences, proposant une démarche de paix.
Cette initiative a été moquée par les autorités rwandaises, qui accusent Tshisekedi d’entraver l’application des accords existants.
Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des affaires étrangères qualifie de comédie politique ridicule, les propos de Félix Tshisekedi à la tribune de Global Gateway. Selon lui, Félix Tshisekedi a lancé des accusations et mensonges éhontés contre un Chef d’Etat, avant de se faire passer pour une victime d’un conflit qu’il a lui même provoqué.
» Non, vous vous trompez sur toute la ligne. Le seul à pouvoir arrêter cette escalade est le Président Tshisekedi, et lui seul. Il peut le faire en arrêtant d’afficher son attitude belliqueuse, notamment ses menaces publiques d’invasion du Rwanda ou de bombardement de Kigali, sans mentionner ses insultes indignes contre le Président Kagame; il peut le faire en cessant de soutenir les génocidaires FDLR, en les expulsant de son armée et en les neutralisant, comme l’exige l’Accord de Paix de Washington; Il peut le faire en désarmant la milice criminelle Wazalendo, qu’il a créée, armée et financée, une milice qui est aujourd’hui passée maître dans les discours de haine et dans la persécution des Congolais Tutsi. » A-t-il déclaré.
Le ministre Rwandais appelle Tshisekedi de cesser de recourir aux soldats burundais et aux mercenaires, hier roumains et aujourd’hui colombiens, ce qui est une violation flagrante d’une résolution de l’OUA de 1977 et d’une Convention de l’ONU de 1989.
Mais également, en arrêtant les bombardements quotidiens de ses avions de chasse et de ses drones d’attaque à l’est de la RDC, y compris sur les villages des Banyamulenge et des zones densément peuplées, en violation de l’Accord de Paix de Washington et la Déclaration de Principes de Doha.
Josue Lelo







